Lundi 6 octobre 2008 à 20:34

Par FUCK JORDAN le Dimanche 5 Octobre 2008 à 13:46
AHHHHHHHHHHHHHH SALE GAY RANGE TES DENTS

Par FUCK JORDAN le Dimanche 5 Octobre 2008 à 13:47
ALORS GROS GAY VIENS JE VAIS TE FUMER TOUT DEBOUT

Par FUCK JORDAN le Dimanche 5 Octobre 2008 à 13:48
ALLEZ A 3 ON ENCU** TOUS JORDAN LE GAY

Voilà voilà. Certains diront sans doute que je n'aurais pas dû prêter attention à ces commentaires, simplement les effacer ou les ignorer, mais puisque je manque d'inspiration et qu'on m'offre sur un plateau un sujet d'article, comment refuser ?

L'anonymat via internet est quelque chose qui peut s'avérer utile mais qui au final s'avère être uniquement le paradis pour les abrutis eunuques qui n'osent rien dire quand ils vous ont en face mais qui, protégés par un proxy et bien au chaud le cul vissé sur une chaise, n'hésitent pas à faire savoir leur mécontentement à travers des messages plus ou moins poétiques eat dont la prose n'est pas sans rappeler celles des footballers ahuris du PSG. 
Ces commentaires qui sont sûrement l'oeuvre d'un des nombreux cas sociaux de mon lycée que j'ai décrié à maintes reprises, pas seulement sur ce blog mais IRL aussi, puisque j'ai une grande gueule, m'ont fait sourire et me rappellent à quel point il est bon de savoir aligner trois mots intelligibles et n'appartenant pas au registre ordurier.
Je mérite sûrement la vindicte populaire ; je fais des interventions inutiles en cours (enfin surtout en cours d'histoire), je ne suis pas habillé comme tout le monde, je ne suis ni beau, ni friqué, ni amateur de musique de merde et en plus, comble des combles, je suis gros ! GROS ! Enfin !
Est-ce que c'est normal, de nos jours, de voir des gros se balader en liberté ? Des gros qui piquent nos desserts, qui affament nos enfants pour s'engraisser et qui au final ne crèvent toujours pas parce qu'ils foutent du plantafin 0% dans leur double ration de pâtes !  

Bon, paragraphe anti gros mis à part, si les plébéiens de mon lycée veulent m'insulter, me "fumer" ou se livrer à des actes sexuels intimes, qu'ils viennent me voir directement, que j'en profite vraiment, au lieu de m'exciter inutilement devant mon écran d'ordinateur à l'idée de me faire sauvagemment chevaucher par des bourges après avoir attendu 3h qu'ils retirent leur slim.
Ah, je n'effacerais pas les commentaires, ils sont trop amusants ^^


C'est dans ces moments là qu'on regrette que des gens se battent pour la liberté d'expression.
...And Justice For All ! 

Mercredi 1er octobre 2008 à 16:31

Selon les théories freudiennes sur l'inconscient, il y a ambivalence des pulsions. C'est à dire que la pulsion qui nous pousse à aimer une personne est la même que celle qui nous pousse à la détester. Cela voudrait dire que (nous aimons tous Tokio Hotel)   nos pulsions de vie, représentées par Eros, seraient confondues avec ce qu'on appelle des pulsions de mort, représentées par Thanatos.
Toutes les pulsions de vie cherchent à diminuer la douleur et augmenter le plaisir...La mort semble donc la solution parfaite, de par l'absence totale de douleur qu'elle procure.
 
Voilà, alors je vous laisse le temps de saisir la chose, de taper "ambivalence" dans google et de revenir sur la page, allez-y.....Comment ? Vous n'avez pas que ça à foutre ? Ah, très bien.

Tout ça pour dire que quand on cherche du plaisir, on cherche, quelque part, inconsciemment, la mort. Cela vous dire, si on extrapole, que la cannette de coca que je viens de finir était une tentative de suicide, car l'envie incoercible que j'ai eu d'en boire provenait de mon Eros personnel, et donc de mon Thanatos, et ouais !

Quelque part, on recherche tous la mort, et ça c'est amusant, non ? Vous pouvez désormais compatir avec tous les emos de France et d'ailleurs, et vous habiller en noir '^^

Non, je déconne, tout ceci n'est basé que sur mon interprétation des théories de Freud, c'est vous dire à quel point c'est bancal. Néanmoins, si il s'avérait que Freud avait raison et que j'ai assez bien compris mon cours de philosophie, vous ne seriez rien de plus que des gens qui aspirent à mourir pour profiter d'une morbide et éternelle tranquilité, et ce quoique vous disiez ou fassiez.


Cet article était une tentative de suicide, dommage qu'il soit raté.
...And Justice For All !

******

Réponse au commentaire d'ex0n : Vivre c'est souffrir, à une échelle différente selon l'instant, et mourir, c'est arrêter la douleur. Or l'arrêt de la douleur est un plaisir en soi (quand j'ai faim, je prends plaisir à manger car après je n'ai plus faim), voilà pourquoi la mort serait un plaisir. 


Dimanche 21 septembre 2008 à 2:16

Toutes les personnes qui daignent aller en cours ont tous enduré l'année dernière la lecture de la lettre de Guy Môquet. On appelle ça "le devoir de mémoire".
J'ai été victime il y a quelques jours, alors que toutes les terminales de mon lycée visitaient un cimetière où reposaient les soldats américains tombés lors du débarquement de Normandie, de cette affreuse chose qu'est le devoir de mémoire. 
Un professeur, qui officie en tant que diacre à ses heures perdues (c'est à dire un gros con), nous a fait tout un discours quant au fait que la guerre c'était mal et qu'il fallait verser sa petite larme pour tous les soldats qui reposaient ici. Il y a mêlé des prières, des références à Dieu et un sentimentalisme religieux qui était aussi pathétique qu'amusant.
Dîtes vous qu'en plus il a eu le mauvais goût de faire son discours avec une musqiue d'enterrement militaire en fond sonore. Si si, je vous jure. J'ai cru qu'on tournait une scène bonus de "Il faut sauver le soldat Ryan".
D'ailleurs je m'attendais presque à voir quelqu'un passer dans les rangs,
 "Donnez un euro pour ceux quis ont tombés pour vous, dieu vous le rendra !"
(il vous fera un avoir sur les osties, ou des promos sur les enfants de choeur)

Ce discours et la lecture de la lettre du communiste pré-pubère  m'ont amené à me poser la question suivante : Le devoir de mémoire n'est-il au fond qu'un vulgaire outil de propagande ?
Est-ce qu'en nous faisant l'apologie d'un jeune français résistant on veut nous rendre plus patriote ?

Est-ce qu'en nous rappelant que des gens se sont battus pour qu'on puisse se faire endoctriner sur un canapé Ikea en buvant du coca cola on essaye pas de nous dire que Dieu est amour et qu'il a décidé de sacrifier des brebis pour sauver son troupeau, et que toutes les brebis qu'on a sauvagamment dépecé sont allés au paradis, où elles peuvent enfin prendre leur revanche sur les marchands de Kebab en les pourchassant à leur gré dans des prairies nuagueses ? Heu..je m'égare là.

Tout ce sentimentalisme miévreux qu'on nous vomit à la face, toutes ces larmes huileuses qui sentent l'embourgeoisement égoïste mais qui célèbrent le sacrifice héroïque, tout ça n'est-il pas simplement une manière de nous faire épouser telle ou telle cause, de nous faire croire telle ou telle chose ?
Bien sûr que si. 

On ne remerciera jamais assez tout ceux qui sont morts pour nous, ceux sans qui on parlerait allemands, ceux sans qui je serais sans doute un membre des jeunesses hitlériennes (ou équivalent). On doit leur rendre hommage, évidemment, Aragon l'a fait dans quelques uns de ses poèmes, et d'autres après lui, mais est-ce encore utile aujourd'hui ? Plus de 50 ans après, à quoi cela sert-il de lire la lettre de Guy Moquet, d'enseigner à des gosses de 10 ans les horreurs de la Shoa ?  A quoi cela sert-il, sinon à nous rendre plus patriotes, plus heureux de notre condition et donc plus facile à manipuler pour l'instigateur de toutes ces mesures, j'ai nommé notre bien aimé président.   

Je sais ce que je dois aux résistants et à tous ces soldats, mais ressasser tout ça, en dehors du cadre purement historique, et y mêler un sentimentalisme dégoulinant de niaiserie mondaine, c'est tout simplement con, voire mesquin quand c'est fait avec des arrières pensées.
 Relater les faits, dire simplement qu'ils se sont sacrifiés pour nous, c'est déjà leur rendre hommage. 



Here lie disposable heroes


..And Justice For All !



Photo prise lors du voyage évoqué ci-dessus, parce que je trouvais le cimetière beau, à défaut de le trouver triste.




Mercredi 10 septembre 2008 à 0:57

Aujourd'hui, plutôt que de continuer à pleurer sur ma misérable existence je vais m'improviser reporter animalier pour vous parler d'un genre d'animal que l'on connaît mais dont tout le monde se fout : Le vieux.

Le vieux, ou la vieille, à cet âge là on a du mal à les différencier d'un simple coup d'oeil étant donné que même les vieilles sont moustachues, sont des choses affreuses qui hantent nos rues, nos parcs (quand il ne fait pas trop chaud) et même nos supermarchés (quand ils ne sont pas trop loin de l'hôpital où ils végètent). Les vieux se déplacent le plus souvent en couple de deux, couple composé d'un mâle et d'une femelle qui portent souvent des prénoms de vieux qu'ils n'ont même pas honte de prononcer en public, tels que Ginette, Marcel, Francine ou encore René. Il existe des troupeaux de vieux, qui souvent se réunissent pour visiter un magasin d'assiettes en porcelaine de je ne sai quel bled de merde ou bien le musée de la résistance parce que ça leur rappelle leur jeunesse, mais ce phénomène est si effrayant qu'il ne vaut mieux pas l'évoquer, de peur de choquer. 

Le vieux, que l'on peut appeler retraité puisqu'il ne travaille plus, étant plus sénil, lent et con qu'une caissière en CDD au mcdonald, se déplace très lentement, et parfois à l'aide d'un appareil appelé déambulateur. C'est grâce à cela qu'ils arrivent à imiter la démarche chaloupée et feutrée d'un être humain normal, c'est en effet à cause du salaud qui a inventé le déambulateur qu'ils arrivent à sortir de chez eux et viennent nous gueuler dessus parce qu'on les  a frôlé, ou tout simplement pour faire la queue aux caisses de Carrefour, ce qui revient à nous faire patienter une bonne heure et demie (parce qu'un vieux est approximativement aussi alerte et vif qu'un zombie dans Resident Evil).

Outre ces caractéristiques déjà plus que repoussantes, on peut souligner le fait que le vieux soit con et qu'il associe tout ce qui a moins de 20 ans au démon et à la décadence, parce que "de mon temps, c'tait pas comme ça, on jouait avec un bout d'bois et une ficelle et on était content ! On râlait pas, on écoutait pas de métal machin chose et on répondait pas à nos parents ! Con de jeune !" 

Bref, les vieux sont le fléau qui ronge notre société, il faut les décimer. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de contribuer chaque jour à réchauffer encore un peu plus la planète et à attendre le mois de juillet 2009 ;) On paiera plus les cotisations retraites et Derrick ne passera plus à la télé, c'est fantastique non ?

Bon, j'espère que vous avez saisi l'humour. Je n'aime pas les vieux, je ne veux pas être vieux, mais ils ne sont pas tous comme ça, encore heureux. 
Ah, et à part l'attardée qui m'a servi à mcdo l'autre jour, je suis sûr que les jeunes demoiselles qui prostituent leur talent à l'impérialisme  gras de Ronald sont très compétentes (et aussi bonnes qu'un big mac) 


Une fois que les vieux seront morts, on s'occupera des jeunes.
...And Justice For All !






Dimanche 24 août 2008 à 4:04

Ca faisait longtemps.
Vous vous demandiez quand vous pourriez à nouveau lire mes pathétiques lamentations, non ?
Non ?
Vous deviez pourtant vous demander sur le pourquoi du comment ! Enfin quoi ! Moi, le dépressif misanthrope qui pour un oui ou pour un non, et qui a presque l'air d'aimer ça, ne pas déprimer ? Allons bon ! C'est comme une kikoolol  sans skyblog, ça n'existe pas ;)

Tout ça pour dire que je me sens aussi utile, désirable et apprécié qu'un bouledogue cancéreux et amputé, qui n'aboie que pour demander la délivrance, qui ne traîne sa carcasse que pour montrer à quel point il est triste, qui n'ouvre les yeux que pour tenter d'apitoyer un auditoire inexistant. 
Putain, qu'est-ce que je peux haïr les chiens.

Vous avez vu ? Je suis pathétique.
Je prostitue même ma haine de moi-même, en étant conscient que c'est pathétique.
Je ne sais même pas pourquoi.
Ecrire est thérapeutique, c'est sûr et certain.
 Si je n'écrivais pas, je serais en train de pleurer.

Ce qui est étrange, c'est le fait que je me sente obligé de rendre mes écrits publiques.
Est-ce que j'attends que vous me consoliez ?
Est-ce que j'attends qu'on admire ma prose ?
Est-ce que je suis si désespéré que ça ?
Qu'est-ce que j'en sais.

Cet article prouve juste que je ne suis rien de plus qu'un adolescent normal, qui déprime sans raison parce que "la vie c tro de la merd".
Rien de plus, rien.
Malgré ce que je dis, pense, imagine.
En dépit de ce que j'aimerais.  
Je suis le kévin qui te fait chier sur msn.
Je suis la groupie fana de TH.
Je suis le keupon en plastique qui s'empale la couille gauche parce qu'il a oublié d'enlever son bracelet à pique avant de se faire plaisir sur une photo de Katsumi.
Je suis l'adolescent aveuglé par son infinitésimale once de maturité qui s'apitoie lamentablement sur lui-même en s'imaginant être digne d'être lu.

Et toi, à quoi tu joues ?
(Ha ha ha ha, comprenne qui pourra).

Dans un des commentaires "egaux-centrique" me demande ce qui me pourrait me redonner espoir.
Franchement ?
Là, tout de suite, à 3h55 du matin, je ne sais pas.

Tout simplement parce que je ne sais pas exactement pourquoi je l'ai perdu.
Il faut  croire que j'aime ça, la souffrance.


"Some are born to sweet delights,
Some are born to endless night."
W. blake

...And Justice For All.



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